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Un agent, ce n'est pas un chatbot qui parle mieux

Depuis le 2 août, l'Europe oblige à prévenir quand on s'adresse à une machine. La vraie rupture est ailleurs : la machine a cessé de répondre. Elle agit. Introduction de la série « Qui agit à votre place ? » Samedi 2 août, une échéance européenne est passée presque inaperçue. L'article 50 du règlement européen sur l'intelligence artificielle, l'AI Act est devenu applicable. Il impose une chose simple : toute organisation qui met un système d'IA en contact avec des personnes doit les informer qu'elles s'adressent à une machine, et signaler les contenus qu'elle a générés. Les pouvoirs de sanction du régulateur sont entrés en vigueur le même jour, avec un plafond de 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial. Cette date devait être bien plus lourde. Elle devait aussi faire basculer les systèmes dits « à haut risque » dans un régime nettement plus contraignant, une catégorie qui inclut l'évaluation de la solvabilité, autrement d...